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samedi 4.2.2012
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• Rapport annuel bon 2009 en ligne • L’ABC de bon : Le H de « Huis van het Nederlands Brussel », une maison de confiance • L’histoire de R., demandeur d’asile d’Afghanistan • Radioscopie du secteur : en visite au bureau d’accueil du Brabant flamand • Portrait : Véronique, collaboratrice de projet au sein d’un consortium éducation des adultes • bon à savoir • Prochains cours en mai
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• Rapport annuel bon 2009 en ligne
« Dix ans déjà que l'intégration civique est en marche à Bruxelles : d’abord cinq ans à titre expérimental, ensuite cinq ans avec bon. En 2009, bon a poursuivi sur son élan, même si l’association a clôturé l’année sur des sentiments mitigés. » C’est sur ces propos que commence l’éditorial d’Eric De Jonge, directeur de bon, dans le rapport annuel 2009.
Vous voulez connaître la suite ? C’est possible ! Notre rapport annuel 2009 est disponible dans son intégralité en version PDF sur notre site.
Vous voulez savoir ce que les accompagnateurs personnels ont réalisé ? Quels thèmes ont été abordés dans les cours d’orientation sociale ? Comment les apprenants arrivent chez bon ? Combien de personnes ont décidé de suivre un parcours d’intégration civique ? Qui étaient-elles ? Vous trouverez la réponse à toutes ces questions dans notre rapport annuel. Pour découvrir le rapport annuel 2009 dans son intégralité, cliquez ici .
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• L’ABC de bon : Le H de « Huis van het Nederlands Brussel », une maison de confiance
Située dans une habitation rénovée du centre de Bruxelles, la « Maison du Néerlandais » est l’adresse de référence pour qui souhaite des informations complètes sur l'apprentissage du néerlandais.
Quiconque souhaite en savoir plus sur l’apprentissage du néerlandais peut frapper à sa porte, qu’il s’agisse de Bruxellois ou d’organisations bruxelloises, wallonnes, flamandes ou européennes à la recherche d’informations pour elles-mêmes, leurs travailleurs ou leurs stagiaires. En effet, bien que les Maisons du Néerlandais soient des maillons clés de l’intégration civique, leur mission et leur champ d’activité dépassent ces seules compétences. À Bruxelles, ils sont encore plus spécifiques et plus étendus le champ d’action est plus étendu et spécifique qu'ailleurs en Flandre car la capitale présente de nombreuses singularités, notamment au niveau linguistique. La «Maison», comme l’appellent ses occupants et ses amis, endosse plusieurs casquettes à la fois : C’est un super-secrétaire , chez qui on peut obtenir un récapitulatif de tous les cours de néerlandais organisés dans la Région de Bruxelles-Capitale. Pour un certain nombre d’écoles, la Maison peut réserver des cours et même procéder directement aux inscriptions. C'est aussi un conseiller à la disposition des organisations et des entreprises, peu importe qu’elles aient ou non un lien avec le secteur, pour les guider dans l’élaboration d’un plan (directeur) destiné à soutenir la pratique du néerlandais dans leurs activités, tant au bénéfice des travailleurs qu’au bénéfice des clients. C’est un spécialiste linguistique qui teste les aptitudes d’apprentissage et le niveau de maîtrise linguistique des apprenants potentiels et les oriente vers l’offre la plus appropriée. Elle conseille les apprenants qui souhaitent parfaire leurs connaissances par l’auto-apprentissage. C’est un chef d’orchestre-médiateur qui réunit autour de la table les différents prestataires de services linguistiques, désigne des intérêts communs et assure la coordination entre la demande et l’offre de cours de néerlandais. Intégration civique Même si le siège central de bon se trouve à présent à Molenbeek-Saint-Jean, l’imposant bâtiment de la Rue Philippe de Champagne abrite encore toujours une équipe importante d’accompagnateurs personnels, les enseignants en orientation sociale y ont leurs bureaux, de même que les collaborateurs inscriptions et les conseillers en participation sociale.
La Maison et bon partagent un certain nombre d’intérêts. Si le néerlandais est un élément du parcours d’intégration civique, l’intégration civique peut elle aussi être un élément d’un parcours d'apprentissage du néerlandais. Par conséquent, lorsqu’une personne qui souhaite apprendre le néerlandais se présente à la réception centrale de la Maison, elle est accueillie par un réceptionniste de la Maison ou de bon. Ces deux collaborateurs connaissent leurs compétences réciproques et fonctionnent en tandem, de façon complémentaire. Si la personne est un primo-arrivant, elle est orientée le plus vite possible vers un collaborateur inscription de bon qui lui présente le programme d’intégration civique. Inversement, quiconque s’adresse à bon dans le but de s'inscrire à un programme d’intégration civique est d’office redirigé vers la Maison pour un test. Si la personne ne souhaite pas suivre un parcours d’intégration civique, les collaborateurs de bon réorientent vers la Maison pour les cours de néerlandais. Les perspectives pour 2010 sont encourageantes. Le nombre de personnes qui passent par la Maison est en augmentation. Le record a été atteint en 2009, avec plus de 16.000 demandes. Le nombre de participants de bon désireux d'apprendre le néerlandais est en hausse également.
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Céline
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• L’histoire de R., demandeur d’asile d’Afghanistan
Par Céline, accompagnatrice personnel. "À l’automne 2007, je fais la connaissance de R., demandeur d’asile en provenance d’Afghanistan. Sa petite taille lui donne un air inoffensif, presque touchant, mais plus d’une fois je constaterai chez lui une détermination à toute épreuve."
"Avant d’être mis en rapport avec moi, R. a suivi le cours d’orientation sociale auprès du bureau d’accueil d’Anvers. Il attend de bon qu’elle l’aide à définir son projet professionnel et à poursuivre son apprentissage du néerlandais. Nan (conseiller à la direction) et Mojgan (conseillère inscriptions) sont les premières personnes qu’il rencontre. L’entretien tourne essentiellement autour de son passé professionnel.
R. se voit alors attribuer un accompagnateur. C’est ainsi que nous entrons en contact. Les premiers entretiens sont difficiles, souvent même tendus. Son néerlandais est encore rudimentaire. Il a des tas de questions et de problèmes. Il est en outre relativement traumatisé par ce que lui-même et sa famille ont vécu en Afghanistan., Il s’inquiète du sort de ses enfants, dont il sait que certains ont pris la fuite, par crainte des talibans et des services secrets iraniens. Il veut les faire venir en Belgique avec l’aide de Tracing mais l’association ne peut pas faire grand-chose, vu son statut.
En mars 2008, il a de bonnes nouvelles : l’une de ses filles est arrivée en Belgique, en compagnie de son mari. Heureux d’avoir au moins un proche à ses côtés, R. n’a de cesse de rassembler ses autres enfants.
Il poursuit entre-temps son apprentissage du néerlandais, entame une formation auprès du VDAB et me presse de lui trouver de quoi s’occuper. Pas facile, car son néerlandais progresse moyennement. Mais il ne manque pas de motivation. Deuxième bonne nouvelle, en août 2008 : il apprend que A., son fils cadet, est arrivé en Grèce par une filière de trafiquants d’êtres humains. Mauvaise nouvelle : les autorités grecques sont régulièrement accusées d’ignorer les demandeurs d’asile voire de les expulser illégalement.
Le temps passe. On apprend que les conditions de vie de A. sont mauvaises et qu’il doit parfois travailler au noir pour payer sa nuitée dans une maison d’accueil précaire, où il dort à même le sol. Nous frappons à la porte de plusieurs associations d’aide aux réfugiés, auxquelles nous demandons de faire venir A. légalement. Contact négatif à chaque fois parce que R. est toujours demandeur d’asile recevable.
Son avocat reste de marbre, lui aussi. Après bien des tours et détours auprès de l’ADDE, de Tracing et de Siréas, nous en arrivons à la conclusion que nous devons prendre nous-mêmes les choses en mains pour donner à A. une chance de revoir son père avant ses 18 ans. Le temps presse en effet car A. atteindra la majorité en avril 2009.
Tant qu’un réfugié est mineur, une procédure spéciale lui permet de se rendre dans n’importe quel pays d’Europe où réside l’un de ses parents. Cela devient pratiquement impossible par la suite. Vient le moment, pour moi, de prendre des vacances bien méritées. J’hésite quelque peu à changer mes plans pour aller chercher moi-même A. en Grèce, mais mon collègue Geert me rassure : il est prêt à suivre le dossier pendant mes congés.
Via le Comité Belge d’Aide aux Réfugiés, nous obtenons les coordonnées du European Council of Refugees à Bruxelles, qui peut nous mettre en contact avec A. via son antenne grecque, à Athènes.
Le moment crucial arrive où A. doit se présenter en personne au Greek Refugee Council pour faire officiellement constater sa présence en Grèce et noter sa demande de transfert en Belgique. Le bureau ressemble à une citadelle imprenable à l’assaut de laquelle partent tous les jours des centaines de personnes pour tenter de faire valoir leurs droits.
Avec l’aide du European Council of Refugees, le jeune homme, guidé au téléphone et en temps réel, passe la sécurité et peut faire sa demande. Une avocate pro deo l’aide à introduire sa demande d’asile. Geert envoie en Grèce les documents nécessaires. S’ensuit une période très caractéristique du métier d’accompagnateur : attendre que cela bouge en haut.
Toute bronzée et les batteries rechargées, j’appelle l’avocate en Grèce. Elle semble aussi motivée que nous à mener le dossier à bonne fin mais elle nous conseille de prendre malgré tout un avocat en Belgique. Ils ont apparemment le bras plus long et leur intervention peut être décisive pour faire aboutir la procédure.
Après avoir approché plusieurs pro deo surmenés, nous entrons en contact avec un avocat d’origine grecque, qui accepte de s’occuper du dossier. Entre-temps, nous recevons de Grèce plusieurs messages inquiétants, comme l’absence de documents officiels prouvant la filiation entre R. et A. La procédure risque de ce fait d’aboutir sur une voie de garage.
Fin décembre, nous recevons enfin le coup de fil salvateur : la Grèce et la Belgique se mettent d’accord sur un transfert selon la Convention de Dublin. Début janvier 2009, A. accomplit les dernières formalités administratives en Grèce avant de prendre l’avion pour la Belgique. En février, c’est chose faite : R. pourra enfin serrer A. dans ses bras. Mais à son arrivée, au dernier moment, tout risque encore de capoter : l’Office des Étrangers fait de l’excès de zèle lorsque A. fait sa déclaration d’arrivée.
Grâce à mes protestations véhémentes et à l’intervention de l’avocat, tout rentre dans l’ordre et A. peut s’inscrire à l’adresse de son père. En mars, nous sommes définitivement rassurés : R. et A. sont tous deux reconnus réfugiés. La procédure peut à présent être entamée pour faire venir la femme et les autres enfants de R. et faire en sorte que la famille soit enfin réunie…
Un grand merci à Mojgan pour ses nombreuses interprétations, à Geert pour l’accompagnement ad interim et à mes collègues directs pour avoir écouté mes litanies et mes jérémiades." Céline, accompagnatrice chez bon. Chaque participant ou ex- participant de bon a sa propre histoire. Dans nos pages portrait , vous trouverez des réactions, des portraits et de récits singuliers.
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• Radioscopie du secteur : en visite au bureau d’accueil du Brabant flamand
Dans cette nouvelle rubrique, nous partons en reconnaissance auprès d’organisations actives dans le secteur de l’intégration civique et sociale au sens large du terme. Nous commençons par notre voisin : le bureau d’accueil du Brabant flamand. A Bruxelles et en Flandre, les bureaux d’accueil proposent aux immigrants de l’ancienne génération et aux primo-arrivants la possibilité de suivre un programme basé sur un cours d’orientation sociale et un cours d’apprentissage du néerlandais et de bénéficier d’un accompagnement personnel pendant un an.
« En Flandre, la législation impose une obligation supplémentaire par rapport à Bruxelles », explique Liesbeth Boussier, du bureau d’accueil Intégration sociale du Brabant flamand. « Tous les mois, nous recevons une liste sur laquelle figurent les noms de toutes les personnes inscrites à la Banque-Carrefour Intégration civique. Chacune d’elles est tenue de s’inscrire chez nous et nous l’invitons à le faire par convocation. Si une personne ignore la convocation, nous sommes habilités à nous rendre à son domicile afin de la convaincre de s’inscrire malgré tout. En cas de refus répétés, la personne risque une amende. »
« Les ressortissants de l’UE, qui ne sont pas obligés de s’inscrire, le font souvent sur base volontaire. Du fait même de cette initiative, le programme devient contraignant pour eux également. En ce moment, par exemple, nous avons énormément d’inscriptions de Néerlandais, de Polonais et de Roumains. »
Dans le Brabant flamand, le cours d’orientation sociale est proposé sur mesure. « Nous proposons une certaine flexibilité qui permet également à des personnes actives sur le marché du travail de participer au cours, explique Liesbeth. «Comme la méthodologie utilisée est interactive, les demandes et les questions concrètes des primo-arrivants sont réellement prises en compte.»
« Parallèlement, le participant et son accompagnateur personnel cherchent ensemble une perspective d’orientation réaliste, vers des services éducatifs, professionnels ou sociaux, selon le cas. Nos accompagnateurs prennent en charge quatre-vingt nouveaux intégrants en moyenne chaque année. Vu la charge de travail que cela représente, ils ne peuvent pas s’investir dans leur mission aussi pleinement qu'ils le voudraient. »
« Tout programme d’intégration a pour finalité d’accroître l’autonomie de la personne, ajoute Liesbeth. Nous voulons que chaque intégrant puisse trouver sa place dans notre société. La majorité ont un avis positif sur notre programme et le trouvent enrichissant, même les personnes qui étaient les plus réticentes au départ. Beaucoup y voient aussi un excellent moyen d'élargir leur réseau. » Merci à Liesbeth Boussier, Nina, Tinneke et Johnny du bureau d’accueil de Louvain pour leur accueil chaleureux et leur collaboration.
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• Portrait : Véronique, collaboratrice de projet au sein d’un consortium éducation des adultes
En septembre 2009, le consortium éducation des adultes L4 a engagé deux collaborateurs de projet. En concertation avec ses partenaires de Bruxelles et du Brabant flamand, ce dernier avait déposé un projet visant à valoriser l’accompagnement éducatif des participants une fois le parcours primaire d’intégration achevé.
Il s’agit d’un projet pilote sur un an. Par le biais d’une recherche-action menée dans le cadre d’expériences réelles d’accompagnement, le but est d’obtenir une vision claire de la forme que devrait idéalement prendre cet accompagnement à l’avenir, au niveau du choix des études et de l’orientation vers l’établissement choisi. Il s’agit d’un besoin de longue date pour les bureaux d’accueil. En ce qui concerne l’accompagnement professionnel, il existe un parcours secondaire complet, pris en charge par le VDAB, Actiris et toute une série de partenaires en orientation.
En ce qui concerne l’orientation vers des activités socioculturelles, elle est le fait de besoins spécifiques auxquels le bureau d’accueil lui-même peut trouver une réponse à court terme. Par contre, l’accompagnement éducatif est un parcours de longue haleine vu qu’il requiert toute une préparation pour pouvoir entamer des études avec un bagage suffisant. La connaissance de la langue dans laquelle sont donnés les cours est un facteur clé. Il est essentiel que le futur étudiant dispose d’une bonne connaissance générale du néerlandais mais aussi qu’il maîtrise la terminologie propre à chaque branche, ce qui constitue manifestement une pierre d’achoppement si cet aspect n’a pas été suffisamment approfondi au préalable.
Dispose-t-il de moyens financiers suffisants ou doit-il combiner ses études avec un emploi ? A-t-il besoin d’autres cours ou formations préparatoires ? Comment combiner études et vie de famille ? Bénéficie-t-il de l'équivalence de son diplôme ? Véronique Philips est la collaboratrice de projet pour Bruxelles. Elle travaille en étroite collaboration avec bon afin de soutenir le mieux possible les participants qui ont choisi de poursuivre leurs études.
Elle assure le suivi du parcours éducatif une fois que ce dernier a achevé son parcours primaire chez bon. A cet effet, elle travaille en étroite collaboration avec les accompagnateurs individuels de bon. Tels les membres d’une équipe, ils fonctionnent en relais permanent pour assurer la meilleure gestion possible de chaque dossier.
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bon à savoir
• Chiffre: en 2009, 1802 personnes s'ont inscrit chez bon pour un parcours d'intégration.
• Presse : lisez les articles sur la page presse de notre site.
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• Prochains cours en mai
Cours d’orientation sociale en français, anglais, arabe, espagnol, turc et tibétain. Dates: du 10 mai 2010 jusqu'au 17 juin 2010 (il y a des cours le matin, l'après-midi ou le soir). Où? Les cours ont lieu dans les antennes de Bruxelles, Schaerbeek et Molenbeek-Saint-Jean.
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