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bonews février 2010

bon déménage (x2)
Confusion au sujet des préinscriptions dans l’enseignementFoyer
Story: Bahram
L’ABC de bon: le G de « Grands sentiments »
bon cherche des bruxellois(es)
bon à savoir
Prochains cours en mars














bon déménage (x2)


Cette semaine, et surtout la semaine prochaine, bon ne va pas chômer : un grand nombre de collaborateurs vont changer d’implantation et de lieu de travail. Le grand déménagement démarrera le vendredi 19 février pour s’achever le vendredi 26 février.


Deux changements importants sont à noter : bon établit son siège central sur le site de Molenbeek-Saint-Jean. Parallèlement, l’antenne de Koekelberg fermera ses portes. Ces deux faits ont provoqué un important jeu de chaises musicales.

C’est ainsi que l’équipe d’orientation sociale au grand complet déménage vers l’antenne de Bruxelles. L’équipe recherche et développement, les coordinateurs et la direction reprennent le chemin de Molenbeek. Dans le même temps, plusieurs accompagnateurs personnels changent d’équipe et donc aussi d’implantation.

bon met tout en œuvre pour que bon puisse continuer à fonctionner correctement pendant cette semaine de déménagement. Mais il se peut que, certains jours, vous ayez un peu plus de mal à nous joindre. C’est ainsi que le mardi 23 février, les collaborateurs de bon seront sans téléphone ni e-mail. Nous vous prions par avance de nous excuser pour les désagréments éventuels.

À partir du 1er mars 2010 , nous seront à votre disposition aux adresses suivantes :
• Siège central : rue de l’Avenir 35, 1080 Molenbeek-Saint-Jean.
• rue Philippe de Champagne 23, 1000 Bruxelles
• Place Colignon 4, 1030 Schaerbeek

L’antenne de Koekelberg sera fermée à partir du 26 février 2010.

Vous pouvez nous appeler au numéro de téléphone central : 02 501 66 80. Ou envoyer un e-mail à info(at)bon.be . L'adresse de notre site web reste inchangé : www.bon.be


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Confusion au sujet des préinscriptions dans l’enseignement

Le 4 janvier 2010 a marqué l’entrée en vigueur dans la Région de Bruxelles-Capitale du nouveau système de préinscription mis en place dans l'enseignement flamand. Sa mise en œuvre entraîne manifestement certains problèmes en ce qui concerne l'inscription des primo-arrivants mineurs d’âge.


La théorie : le système est basé sur une application Web qui permet aux parents d’indiquer  quelles écoles ils souhaiteraient pour leur enfant. Il traite ensuite les choix effectués afin de permettre l’inscription dans un établissement.

Dans la pratique, ce système de préinscription suscite la confusion auprès des directions d'écoles. Lorsqu’ils se présentent pour inscrire un primo-arrivant, les accompagnateurs personnels de bon se font souvent éconduire sous prétexte qu'ils doivent passer par le système de préinscription. Or, rien n'est moins vrai.

Délai de 60 jours
Le système de préinscription s’applique à l’année scolaire 2010-2011. Les primo-arrivants mineurs d'âge qui s’adressent à bon doivent être scolarisés immédiatement, c’est-à-dire dès l’année scolaire en cours.  Officiellement, ils ont 60 jours pour s’inscrire dans un établissement.

Difficile à éradiquer
Tout semble indiquer que cette confusion persistera pendant un moment. bon s’attend à ce que les primo-arrivants mineurs d’âge continuent à se faire éconduire durant la période d’inscription qui s’ouvrira tout prochainement.

Appel à la bonne foi
bon lance un appel à toutes les écoles néerlandophones pour qu’elles fassent une distinction claire entre les règles en vigueur concernant la préinscription et l’inscription pour l’année scolaire 2010-2011 et la nécessité pour les primo-arrivants d’être immédiatement pris en charge dans un établissement. 

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Bahram 
 




















 
Moaragh; (c) Bahram


Story : Bahram

Bahram Shamssarya est un ancien participant aux programmes de bon. Il y a neuf ans,  ce trentenaire optimiste a fui l’Iran pour la Belgique en compagnie de sa mère et de ses deux sœurs. Arrivé au centre d’accueil de la Croix-Rouge, il a recommencé sa vie en terre étrangère. 


« Les premiers jours, raconte-t-il,  j’étais comme paralysé. Le centre d’Ivoir était à 3 km du village suivant. Je n’avais encore jamais quitté mon pays.  La Belgique était un pays dont j’ignorais la langue. Pour moi, c’était cela le plus dur, car j’aime communiquer. »

Français et néerlandais
Pendant les cinq mois passés au centre, il s’est mis à apprendre le français. Il comprenait que la langue est la clé pour être accepté dans une société. Il a donc voulu également apprendre le néerlandais.

Examens d’entrée
Le matin, il suivait des cours intensifs dans un centre d’enseignement pour adultes et l’après-midi, à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bruxelles (CCIB). Pugnace, il avait un rêve : présenter les examens d’entrée de la VUB (Vrije Universiteit Brussel) et y achever ses études de géologie.

Boîte à surprises
Mais la vie réserve bien des surprises. « Au début, j’ai été confronté à pas mal de paperasserie, dit Bahram. Tandis qu'en Iran, tout était réglé par mon père et ma famille ».

Un coup de pouce
En 2002, via un camarade, il est entré en contact avec bon, alors encore Tracé. « Je suivais un cours d’orientation sociale en persan, raconte Bahram, sur des sujets de la vie courante comme le transport, la mutuelle ou le logement. C’était passionnant et surtout fort utile. » Ce cours a donné à Bahram le coup de pouce nécessaire pour trouver son chemin dans le labyrinthe administratif.

Jette
Aujourd’hui, Bahram vit et travaille à Jette. Après plusieurs jobs et une formation auprès du VDAB, il travaille comme accompagnateur pour l’asbl d’accueil postscolaire De Puzzel à Jette. Il s’y sent comme un poisson dans l’eau. « J’aime travailler avec les enfants, précise Bahram, ils me redonnent de l’énergie et de la joie de vivre. »


Protestantisme
Mais son métier n’est pas sa seule occupation. Il y a sept ans, il est entré en contact avec le protestantisme, via un prêtre américain. Il a même suivi une formation de pasteur. Vous le rencontrerez chaque dimanche après-midi à la communauté protestante iranienne de Laeken.

Moaragh
Il a une autre passion encore, le moaragh, la marqueterie iranienne. « J’ai été l’un des premiers membres de l’asbl Globe Aroma (une association sociale et artistique qui créée des opportunités pour les demandeurs d’asile, les réfugiés et les primo-arrivants ayant des dispositions artistiques, ndlr), nous confie Bahram. Avec eux, j’ai eu la chance de pouvoir m’épanouir dans ma discipline. Le moaragh est un artisanat d’art. La marqueterie permet de créer des portraits, des paysages et des mondes féeriques.  Cela peut paraître un travail de bénédictin, mais j’aime beaucoup réaliser une œuvre qui met en valeur la chaleur, la couleur et la structure du bois. Je rêve de pouvoir un jour montrer mes créations. »

bon souhaite à Bahram plein succès dans son métier et son parcours artistique. Dès qu’il aura une exposition en vue, nous vous le ferons savoir sur notre site internet www.bon.be


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L’ABC de bon: le G de « Grands sentiments »

Pour la lettre G de notre alphabet, nous avons rencontré Nadia Borremans, responsable du regroupement familial des réfugiés reconnus au sein du Comité Belge d’Aide aux Réfugiés (CBAR).

« Pour les réfugiés qui parviennent à atteindre la Belgique mais qui vivent coupés de leur famille, obtenir une reconnaissance dans notre pays est généralement une épreuve, explique Nadia. Souvent, les membres de la famille restés au pays vivent dans des conditions très difficiles, parfois dans un camp de réfugiés, parfois dans un pays limitrophe où ils ont fui. Dans la plupart des cas, le réfugié et sa famille n'ont pas les moyens financiers pour réaliser un regroupement familial. »
Le CBAR essaie de trouver des solutions à ce problème, en collaboration avec tous les acteurs actifs dans le domaine du regroupement familial et de l’intégration de ce groupe cible. Il tente également de mettre en place une assistance financière et organisationnelle.

Pas de dons mais des prêts
Depuis 2008, le CBAR dispose d’un fonds qui lui permet de financer les tests ADN et les billets d’avion destinés aux membres de la famille du réfugié. Cette aide est accordée à la famille sous la forme de prêts et non sous la forme de dons.

Question de temps
Le CBAR travaille en partenariat avec Caritas, La Croix-Rouge, Het Rode Kruis, Protestants Sociaal Centrum, Service Social Aumônerie des Etrangers, Sociaal Centrum De Mutsaard,  Socialistische Solidariteit. Le traitement des dossiers prend beaucoup de temps. Il faut compter facilement 2,5 ans avant que le premier membre de la famille ne puisse arriver en Belgique. « J’ai même eu un dossier qui a traîné pendant neuf ans », raconte Nadia.


Processus d’intégration civique
« En fait, le choix d’aider sous forme de prêts et non de dons, poursuit Nadia, a eu un effet secondaire intéressant ». « Tant que dure le prêt, nous assurons un suivi intensif du processus d’intégration civique, ce qui donne des résultats instructifs mais humiliants. »

Test ADN
« Nous avons remarqué que pour les membres de familles récemment transplantées, les problèmes se posent dès l’arrivée en Belgique. Même après avoir fourni, test ADN à l’appui, la preuve de consanguinité, de nombreux familiers sont à nouveau soumis à enquête dans les communes où ils souhaitent se domicilier. »

Précarité
« Les communes décident librement de leur politique d’inscription, sans concertation avec les instances responsables de la pré-enquête. Cela signifie concrètement que les familles n’obtiennent pas le soutien auquel elles ont droit, du moins lors d’une première période de présence en Belgique. Elles sont souvent réduites à la précarité : manque d’argent, mauvais logement, mauvaises santés, traumatismes physiques, etc.  Pendant cette période, la famille s’enfonce souvent dans un puits dont elle aura du mal à s’extraire. »

Un statut
Les enfants qui prennent la fuite avec leur(s) parent(s)  obtiennent, eux aussi, le statut de réfugié. Ce n’est pas le cas pour les enfants de réfugiés reconnus qui viennent en Belgique ultérieurement via le regroupement familial. À son arrivée en Belgique, l’enfant reçoit en principe une carte électronique A valable 1 an, renouvelable. Cette carte est renouvelée à chaque échéance, ce qui fait que les enfants conservent parfois cinq ans leur statut précaire.

Grands Sentiments
« Il existe des familles de réfugiés reconnus, commente Nadia, dans lesquelles les membres peuvent avoir jusqu’à trois statuts différents. On imagine souvent que le regroupement familial est synonyme de grands sentiments, d’exubérance, de rires et de larmes. Pareil bonheur est assez rare. »

Prudence
« Nous prévenons la personne réfugiée qu’elle doit se montrer prudente par rapport à son mari, sa femme et ses enfants récemment arrivés. Souvent, elles ont été longtemps séparées et les membres de la famille ont généralement traversé une mauvaise passe.

Elles arrivent chez quelqu’un qu’elles n’ont plus vu depuis longtemps, qui a beaucoup changé, et dans un pays qu’elles ne connaissent pas. Souvent, les pères comme les mères pleurent lorsqu’ils sont remis en présence de leurs enfants. Mais dans de nombreuses cultures, il n’est pas évident de manifester ses sentiments en public. L’adaptation demande du temps, et ne réussit pas toujours. »

Un beau dossier
Nadia raconte encore que l’un des beaux dossiers dont elle s’est occupée concernait la réunification d’une famille rwandaise. « En 1994, cette famille de sept enfants avait fui au Congo. Mais dans l’Est, les Rwandais, jugés responsables de l’instabilité de la région, étaient la cible de violences. La famille a dû fuir à plusieurs reprises et s’est trouvée séparée. La femme a été victime de plusieurs viols.

Après un long calvaire, des amis l’ont aidée à fuir vers la Belgique, où elle est arrivée sans aucun document. Elle ne savait pas où se trouvaient son mari et ses enfants. En 2009, son mari et cinq de ses enfants sont arrivés en Belgique. Deux enfants, devenus adultes, vivent en Afrique, mais elle a pu renouer contact. La femme était bel et bien très émue lorsqu’elle a revu son mari. Elle se remémorait leur vie avant 1994 et a décidé, sur cette base, de construire une nouvelle existence en Belgique. Lorsque son mari est arrivé, elle l’a immédiatement serré dans ses bras et, ensemble, ils ont ri et pleuré à la fois. » 


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bon cherche des bruxellois(es)

Etes-vous bruxellois(e) ? Ou êtes-vous actif/active à Bruxelles ?
Vous trouvez cela intéressant de rencontrer des gens d’origine étrangère ?
Alors vous êtes notre candidat(e) idéal.


bon, le bureau d’accueil civique de la communauté fl amande à Bruxelles, accueille des milliers de personnes. Elles ont l’occasion de suivre chez bon un cours d’orientation sociale.

Pour l’activité « un bruxellois dans la classe », bon cherche des bruxellois(es) parlant le français et/ou l’anglais qui seraient intéressé(e)s de rencontrer les participants pendant les heures de cours pour échanger des points de vue.

Vous êtes intéressé(e) ?

Alors vous pouvez contacter Razia Alibhai au numéro 02 507 13 51 ou par courriel  razia.alibhai(at)bon.be


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bon à savoir

Chiffre: depuis bon régistrait 1908 réservations pour le cours d'orientation sociale en 2009. Plus de chiffres: sous peu dans notre rapport annuel de 2009.

Presse :   en janvier, Nadia de FM Brussel venait chez bon pour apprendre des langues étrangers. Le son se trouve sur le site web de FM Brussel . Et lisez d'autres articles sur la page presse de notre site.


• Prochains cours en mars

Cours d’orientation sociale en français, arabe, anglais, russe et español. Dates: du 15 mars 2010 jusqu'au 22 avril 2010 (il y a des cours le matin, l'après-midi ou le soir). Où? Les cours ont lieu dans les antennes de Molenbeek-Saint-Jean, Bruxelles, et Schaerbeek.