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samedi 4.2.2012
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• Les demandeurs d’asile sont les bienvenus chez bon • Urgence d’une politique régionale d’accueil des primo-arrivants à Bruxelles • Story: Connaissez-vous Yousif Wahbh ? • « On se croirait au XVIIe siècle » • La ville sociale – Social Polis • bon à savoir • Prochains cours en juin
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• Les demandeurs d’asile sont les bienvenus chez bon
Après avoir été provisoirement écartés en 2007, les demandeurs d’asile réintègrent notre groupe cible. La modification au décret sur l’intégration civique du 1er février 2008 autorise les demandeurs d’asile à entamer un parcours d’intégration après quatre mois de procédure. bon invite toutes les organisations à lui adresser les personnes remplissant ces conditions.
Le décret sur l’intégration civique concerne les personnes qui s’établissent durablement et de manière légale en Flandre et dans la région de Bruxelles-Capitale. D’emblée, la route était barrée pour les demandeurs d’asile. Une demande d'asile peut en effet prendre beaucoup de temps avant que la personne ait une clarté sur son droit de séjour de longue durée. Trop pour être assimilée à un séjour provisoire. Réforme Avant la réforme de la procédure d’asile du 1er juin 2007, on distinguait deux phases : la phase de recevabilité et la phase de fond. Après la première phase, une fois la demande jugée recevable, le demandeur pouvait entamer un parcours d’intégration. Suite à la réforme, la procédure n’était plus scindée en deux phases. Conséquence : pendant tout un temps, les demandeurs d’asile n’ont plus pu se présenter aux bureaux d’accueil.
Nouvelle réglementation Le ministre flamand des Affaires Intérieures, de la Politique des villes, du Logement et de l’Intégration, Marino Keulen, a donc élaboré une nouvelle réglementation. Le 1er février 2008, le décret sur l’intégration civique a été modifié. Les demandeurs d’asile qui ont introduit une demande d’asile à partir du 1 juin 2007, peuvent commencer un parcours d’intégration après quatre mois de procédure. En Flandre, ils sont même obligés de suivre, dans le cadre de ce parcours, le volet orientation sociale. Dans la région de Bruxelles-Capitale, par contre, c’est un droit. Les demandeurs d’asile sont en plus prioritaire au sein du groupe cible. Importance d'un parcours d'intégration En tant que bureau d’accueil, nous insistons sur l’importance de proposer le plus vite possible un parcours d’intégration aux demandeurs d’asile. Celui-ci leur permet d’étendre leur réseau social et de bénéficier d’un accompagnement individuel pour de nombreux problèmes. En outre, les cours d’orientation sociale leur fournissent quantité d’informations utiles dans une langue qu’ils connaissent. Les enseignants abordent des questions telles que l’enseignement, les statuts de séjour et la société belge. C’est l’occasion idéale, pour les participants et en particulier les demandeurs d’asile, d’en apprendre plus sur le pays où ils séjournent et où ils souhaitent construire une nouvelle vie. Le droit au travail Il reste encore un élément qui doit être réglé, c’est le droit au travail 6 mois après la demande d’asile. Le Conseil Fédérale des Ministres a approuvé le 3 avril 2009 un projet d’Arrêté Royal à ce sujet . Ce n’est donc plus qu’une question de quelques mois avant que le droit au travail ne se règle. Conclusion Après avoir été mis provisoirement sur la touche en 2007, les demandeurs d’asile réintègrent le groupe cible de bon. Pour les 19 communes bruxelloises, et contrairement à la Flandre, bon ne dispose pas d’un canal d’information fixe sur les primo-arrivants. Nous avons une équipe Inscriptions qui s’efforce de toucher le public cible, de l’informer et de l’orienter vers les services de bon. Parallèlement, nous invitons toutes les organisations concernées à nous renvoyer les demandeurs d’asile. Pour plus d’informations, contactez bon .
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• Urgence d’une politique régionale d’accueil des primo-arrivants à Bruxelles
La journée d’étude sur l’accueil des primo-arrivants dans la Région de Bruxelles-Capitale organisée le 23 avril 2009 par le CIRÉ (Coordination et Initiatives pour et avec des Réfugiés et Étrangers) a mis en évidence l’urgence pour la région d’instaurer un cadre spécifique en la matière.
La société civile, majoritairement francophone, a approuvé cette analyse. Lors de cette journée d’étude, le Centre flamand des minorités (VMC) et bon ont été invités à présenter la politique flamande en matière d’intégration et la pratique d’intégration bruxelloise à titre de « good practice ». La balle est à présent dans le camp du futur nouveau gouvernement bruxellois. La bonne nouvelle, c’est que la plupart des partis, dans leur programme pour Bruxelles, reconnaissent l’urgence en la matière et plaident pour une approche et une politique régionale d’accueil des primo-arrivants. Etude du CIRÉ Une étude du CIRÉ, réalisée sous l’égide du Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme (CECLR) et avec le soutien de la Commission communautaire commune, révèle que la région de Bruxelles-Capitale accueille chaque année plus d’un tiers des primo-arrivants posant pour la première fois le pied sur le territoire belge.
40.000 primo-arrivants En chiffres absolus, cela représente quelque 40.000 primo-arrivants par an. La même étude montre par ailleurs l’extrême morcellement de ce domaine à Bruxelles, où il n’existe pas de politique spécifique d’accueil des primo-arrivants. Politique des communes En outre, les politiques mises en œuvre par les communes en la matière sont très différentes. Du côté francophone, le CIRÉ a identifié plus de 80 initiatives distinctes. Il s’agit généralement de cours de français comme deuxième langue, de cours d’alphabétisation ou de services d’aide juridique. Certaines organisations, comme Sampa ou la Maison de la Solidarité, ont une offre plus complète.
Contraste Le contraste est frappant avec ce qui se fait du côté néerlandophone, chez bon, qui applique une ligne politique claire, avec un programme balisé et un groupe cible déterminé. Exigences Plus de 80 participants bruxellois ont souscrit à une série d’exigences relatives à la mise en place d’une politique régionale cohérente en matière d’accueil des primo-arrivants. L’idée est de tirer au maximum profit des expériences d’intégration à Bruxelles. Ces exigences sont : - Un accueil structuré et spécifique. - Une dynamique et une approche régionales. - Une politique pluridimensionnelle et intégrée. - Un public cible aussi large que possible. - Un programme consistant en un accompagnement individuel pendant tout le parcours, des cours de néerlandais ou de français, un module orientation sociale et orientation de la trajectoire de vie. Politique d'accueil cohérente Reste à espérer que le prochain gouvernement bruxellois infléchira les programmes de parti et traduira ces exigences dans le sens d’une politique d’accueil des primo-arrivants cohérente et balisée. Nous l’espérons de tout cœur et sommes entièrement disposés à participer de manière constructive à la réflexion. Tous les primo-arrivants à Bruxelles ont droit à une information de qualité sur la vie et le logement dans cette région. Ils doivent avoir la possibilité d’accéder à un parcours d’intégration avec accompagnement individuel et orientation de la trajectoire de vie.
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Yousif Wahbh
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• Story: Connaissez-vous Yousif Wahbh ?
Vous faites partie des dizaines de milliers de voyageurs qui empruntent chaque jour les escaliers de la Gare centrale de Bruxelles ? Vous comptez en outre parmi les centaines de personnes qui vont régulièrement se chercher, avant de partir ou au retour, un gobelet de café, de thé ou de milkshake ? Alors, vous avez peut-être eu la chance d’être servi par Yousif (photo).
L’histoire qui suit est celle de Yousif, un Égyptien arrivé à Bruxelles en septembre 2007 avec son épouse slovaque engagée par la Commission européenne. Pendant l’été 2008, il a suivi le cours d’Orientation sociale de bon.
Depuis septembre 2008, il suit des cours intensifs de néerlandais au CVO (centre de formation pour adultes) Lethas. Pour les initiés : il en est au niveau 2.2.
« Dag Brussel ! » Peut-être le connaissez-vous aussi en tant qu’acteur du spectacle « Dag Brussel ! », interprété par des élèves du CVO Lethas et mis en scène par Hanneke Paauwe. Les mathématiques En Égypte, Yousif était professeur de mathématiques. Il a aujourd’hui obtenu du NARIC (National Academic Recognition Information Centre) une équivalence professionnelle pour la Flandre. Il peut donc, en principe, enseigner dans une école néerlandophone. Mais il nourrit d’autres ambitions.
La gare centrale Le 14 janvier de cette année, Yousif a commencé à travailler pour Barista, l’entreprise qui a ouvert un petit comptoir à café dans la salle des guichets de la Gare centrale. Ses sept collègues et lui font de longues journées pour servir prestement, à toute heure du jour, les voyageurs en quête d’un remontant.
Son rêve Yousif aime son travail, mais il rêve d’ouvrir son propre bar à café quelque part en Flandre. Il a déjà pris contact avec un comptable et prépare assidûment son business plan. Dépêchez-vous, donc, de profiter du sourire et de la serviabilité de Yousif avant qu’il quitte Bruxelles pour monter sa propre affaire !
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• « On se croirait au XVIIe siècle »
Vers la fin de chaque session, chaque groupe Orientation sociale fait une excursion d’un jour. L’accompagnatrice de parcours Karima a suivi, en avril, le groupe francophone de Sina à Bruges, et partagé l’enthousiasme délirant des élèves. « Cela paraît Les lève-tôt sont arrivés à la Gare du Midi dès 9 h. Dûment munis de leur pique-nique et de leur bonne humeur. Certains ont encore besoin d’un petit café pour se réveiller. Nous sommes à peine dans le train que les appareils photo surgissent des sacs. On dirait une invasion de touristes chinois. La journée promet d’être belle, le soleil est avec nous.
Bon à savoir : le centre historique de Bruges a été classé patrimoine mondial de l’Unesco
Arrivés à Bruges, nous commençons la balade par les remparts. Pour aller de la gare au centre, on traverse la ceinture verte qui entoure la ville. Nos élèves sont émerveillés par ce tableau verdoyant : les vieux murs et les vestiges, les petits ponts, des différentes espèces d’arbres et les oiseaux sur l’eau. Tous les 100 mètres, ils s’arrêtent pour prendre une photo.
La promenade continue jusqu’au béguinage datant du 13e siècle. Devant les panneaux exhortant au silence, les joyeux babillages se muent en chuchotis. L’exposé de notre enseignant sur le béguinage suscite l’admiration. S’ensuit un échange intéressant, avec des question sur les béguines, les nonnes et la vie autour d’une église. Le groupe s’agglutine pour ne rien rater des murmures.
Bon à savoir : une béguine ne prend pas les mêmes engagements qu’une nonne. Elle ne prononce pas de vœux définitifs et peut quitter le béguinage quand elle veut.
Nous continuons la promenade en direction du centre. Nous passons devant les nombreuses chocolateries et boutiques de souvenirs, parcourons les rues de Bruges avec leurs petites maisons typiques qui donnent à la ville son ambiance médiévale.
Certains ne résistent pas à la tentation et achètent un ballotin de pralines ou un porte-clés représentant une des attractions touristiques de la ville. D’autres se contentent de se lécher les babines devant les vitrines et de pousser des exclamations en voyant les créations des chocolatiers. De petites merveilles qu’on n’oserait jamais manger.
Bon à savoir : Bruges compte au moins 49 boutiques de chocolat.
Nous admirons de l’extérieur les églises et chapelles semées sur notre trajet. Nous entrons dans l’église Notre-Dame qui abrite la célèbre Madone à l’enfant de Michel-Ange. Nous aurions bien aimé visiter aussi la basilique du Saint-Sang, mais elle est fermée sur l’heure du midi. L’idée qu’on y conserve du sang sacré déclenche quelques réactions de curiosité.
Les élèves marchent gaiement. Le groupe est joyeux, et l’ambiance est au rire. L’excursion se poursuit dans le centre-ville, direction le Grote Markt. L’hôtel de ville et le beffroi sont des incontournables. Nous arrivons à la place du Burg, avec l’hôtel de ville et le Franc de Bruges. Sur la grand-place, le beffroi suscite beaucoup d’intérêt.
Bon à savoir : l’église Notre-Dame, avec sa tour de 122 mètres, est la plus haute construction en briques du monde.
Il est largement passé midi, et les participants sont affamés. Le pique-nique dans le parc Astrid est une pause bienvenue. Tout le monde étend ses jambes au soleil. Certains ont emporté un pique-nique royal et font circuler tartines, quiche et salade.
La journée est déjà bien avancée, notre excursion touche doucement à sa fin. Mais qui dit Bruges, dit Venise du Nord. Une promenade en bateau sur les canaux s’impose. C’est une déferlante d’enthousiasme.
Le cadre romantique, les beaux bâtiments, le soleil radieux : de l’avis des élèves, c’est une conclusion parfaite pour notre excursion. Les interactions comiques entre nos élèves déclenchent l’hilarité de tout le bateau, y compris des autres passagers.
Les commentaires du guide sont très appréciés, et tout le monde profite pleinement du paysage. Malgré les panneaux de signalisation, nous perdons un instant la notion du temps et nous sentons projetés, en cette belle fin de journée, en plein XVIIe siècle.
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• La ville sociale – Social Polis
Du 10 au 13 mai, bon a participé à la conférence de Social Polis à Vienne. La Katholike Universiteit Leuven a invité bon afin d’inscrire l’intégration civique et sa relation avec la cohésion et l’inclusion sociales à l’agenda de recherche.
Avons-nous réussi ? Les mois à venir nous le diront. La relation entre cohésion sociale et intégration civique, bien qu’évidente, n’est pas toujours bien comprise.
Cohésion sociale Armer les primo-arrivants d’informations correctes et les accompagner et orienter dans leur vie professionnelle, leurs études et leur participation sociale et culturelle permet d’en faire des citoyens à part entière. On améliore ainsi la cohésion sociale urbaine, ou on réduit du moins l’exclusion sociale.
Les résultats C’est pour prouver cette hypothèse que bon a commencé, en 2008, à étudier les résultats de suivi des intégrants. L’étude se concentre sur les effets du parcours d’intégration sur l’emploi et les chances de formation et d’éducation des intégrants, jusqu’à cinq ans après l’achèvement du programme.
Autres effets Mais il s’avère également instructif d’étudier d’autres effets, tels que l’accès aux soins de santé, la mobilité résidentielle, les chances de scolarité des enfants, et de comparer les effets des pratiques d’intégration dans différents pays.
Groupe de travail Ces sujets et d’autres encore ont été présentés par bon lors de la conférence de Social Polis dans une session en groupe de travail. Si la Commission européenne retient cette proposition, une étude approfondie de longue durée pourra être lancée à Bruxelles et à l’échelon européen, en collaboration avec des instituts de recherche, le monde politique et la société civile. Union Européenne Social Polis est une plate-forme sociale sur les villes et la cohésion sociale financée par l’Union européenne. C’est aussi une plate-forme de consultation des parties prenantes.
Onze instituts de recherche européens impliquent des personnes, des groupes, des communautés et des organisations dans la rédaction d’un agenda de recherche en vue de renforcer la cohésion et l’inclusion dans les villes.
KULenven La plate-forme est coordonnée par la KULeuven, plus précisément par le Prof. Frank Moulaert. L’agenda de recherche définitif sera établi par la Commission européenne.
Cette conférence a réuni chercheurs et parties prenantes autour du thème de la Social Polis ou, plus exactement, de la cohésion sociale.
Délégations Outre des délégations venus d’à peu près tous les États-membres de l’Union – mais aussi du Canada, des États-Unis et du Chili, notamment – étaient présents bon ainsi que d’autres organisations belges ou bruxelloises comme Bral vzw, Cityminded et la Politique des grandes villes.
Nouvel agenda de recherche Le but de cet atelier était de définir et d’élaborer un nouvel agenda de recherche à soumettre à la Commission européenne, qui devra servir de cadre à l’agenda de recherche 2010-2013. La présence de plusieurs organisations représentant la société civile était donc capitale, et elles ont participé activement au processus. Plus d’informations à l’adresse www.socialpolis.eu
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bon à savoir
• Chiffre : depuis le début du décret de la Communauté flamande sur l'intégration civique (en 2004) pas moins de 50.000 contrats d'intégration civique ont été signés.
• Vacature : Le bon est à la recherche d'un responsable gestion et finances. Plus d'info : www.bonvzw.be/offres
• Presse : Alter Echos a publié un article intéressant sur l'accueil des primo-arrivants à Bruxelles. Lisez-le sur la page presse de notre site.
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• Prochains cours en juin
Cours d’orientation sociale en français, anglais, arabe, russe, español et néerlandais. Dates: du 29 juin 2009 jusqu'au 30 juillet 2009 (il y a des cours le matin, l'après-midi ou le soir). Où? Les cours ont lieu dans les antennes de Bruxelles, Schaerbeek et Koekelberg-Molenbeek.
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