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mardi 7.9.2010
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• CLIMO : « Chacun sait faire quelque chose, personne ne sait tout faire. » • Suivi des parcours • Story: une réussite à pointer • « Journée MoMo : dans le mille » • Le CECLR demande une politique bruxelloise d’accueil des primo-arrivants • bon à savoir • Prochains cours en mai
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• CLIMO : « Chacun sait faire quelque chose, personne ne sait tout faire. »
Depuis janvier 2009, tous les bureaux d’accueil de Flandre et de Bruxelles utilisent progressivement une nouvelle méthode pédagogique : CLIMO (Coöperatief Leren in Multiculturele Omgeving - Apprentissage coopératif en environnement multiculturel). Quelles en sont les principes ? Et comment est-elle reçue ?
CLIMO est une manière de concevoir le cours d’orientation sociale, une méthode, et non un objectif en soi. Le point de départ de cette méthode est : « Chacun sait faire quelque chose, personne ne sait tout faire ». L’objectif est l’apprentissage participatif, évitant la pure transmission de connaissances. Il s’agit d’une méthode ouverte, sans manuel standard. L’enseignant en orientation sociale (MO) fournit des outils grâce auxquels les participants acquièrent eux-mêmes des informations et font leurs choix. Ils pourront de la sorte interagir plus facilement avec des groupes hétérogènes. Ce processus d’apprentissage intégré bénéficie du soutien maximal des accompagnateurs. Codification Le maître mot de la méthode est codification. Cela signifie : partir des besoins et des questions des participants. Quatre questions sont ainsi au centre de chaque leçon : - Que voyez-vous ? - Qu’en pensez-vous ? - Comment faites-vous le lien avec votre vie quotidienne ? - Que voulez-vous en apprendre ? L’enseignant transforme ces questions en thèmes concrets. Il se concerte avec son groupe sur l’évolution du programme. Pour les discussions, il répartit la classe en sous-groupes. Quatre étapes L’enseignant en orientation sociale travaille en quatre étapes :
- Phase d’introduction : quelles questions le groupe se pose-t-il, qu’a-t-il besoin d’apprendre ? L’enseignant introduit un thème et veille à y impliquer le groupe. - Phase d’offre : l’enseignant donne des explications sur le thème et l’illustre, par exemple, par une visite à un organisme ou une association. - Phase d’exercice : l’enseignant met le thème en pratique, l’applique et en étend le champ. - Phase de transfert : l’enseignant stimule son groupe à faire des choix et à passer à l’action. Les quatre sages bon, le bureau d’accueil bruxellois, n’a pas ménagé ses efforts pour pouvoir lancer la nouvelle méthode. C’est ainsi que pour pouvoir démarrer en janvier, bon a dégagé du temps, dès novembre 2008, pour que quatre enseignants puissent se préparer correctement au changement en vue. Ils ont très vite été appelés « les quatre sages ». Pendant la période de préparatifs pédagogiques, ils ont pu concevoir du matériel didactique ainsi que se concerter, échanger et donner du feed-back à l’ensemble de l’équipe d’orientation sociale. Grâce à ces préparatifs, plus d’enseignants peuvent passer progressivement à la méthode « CLIMO ». Groupe de résonance Par ailleurs, bon a mis sur pied un groupe de résonance pour analyser les implications de cette nouvelle méthode selon plusieurs perspectives. Ce groupe a mis à profit le lancement de cette méthode pour interroger le fonctionnement de bon dans son ensemble. Il s’est notamment penché sur notre approche de l’orientation professionnelle et sur le rôle des accompagnateurs dans la nouvelle méthode. Orientation de meilleure qualité Les enseignants d’orientation sociale et les accompagnateurs ont toujours pris en compte les besoins des candidats à l’intégration civique. C’est ce que montrent également les premières évaluations des groupes d’orientation sociale, façon CLIMO. La nouvelle méthode est aussi un incitant pour mieux travailler et communiquer. Conséquence : une orientation et un accompagnement de meilleure qualité du candidat à l’intégration. Une limite: les barrières linguistiques, le degré de scolarisation et les statuts de résidence restent des obstacles majeurs. Il n’est pas toujours facile de susciter l’initiative des participants et de leur apprendre à chercher l’information par eux-mêmes. Par exemple, peu de brochures ou de sites web fournissent des informations en langue persane. L’enseignant doit alors faire preuve de créativité dans son utilisation de la méthode CLIMO.
Le 27 mars, bon a organisé la journée des outils pédagogiques. Venus de toute la Flandre, les enseignants d’orientation sociale ont pu échanger sur des questions de CLIMO et de matériel didactique. Vous lirez plus loin dans cette lettre d’info des échos de cette journée.
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Joke Ceunen, collaboratrice suivi
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• Suivi des parcours
Le 1er janvier 2008, une équipe de deux personnes a entamé une recherche sur les « Parcours post-bon ». Son objectif ? enquêter sur ce que deviennent les participants à l’issue de leur trajet d’insertion sociale. Où en est l’équipe dans son travail ? Joke Ceunen, collaboratrice suivi, fait le point.
« L’équipe cherche à savoir ce que font les ex-participants à l’issue de leur parcours d’intégration sociale, explique Joke Ceunen, collaboratrice suivi. Nous voulons mieux cerner les trajectoires qu’ils suivent après bon. Pour entamer la recherche, nous avons essayé, via un groupe test , de nous faire une idée de ce parcours. Toutes les personnes inscrites aux cours d’orientation sociale qui ont commencé en janvier 2006 ont été contactées. Sur ce groupe, nous avons effectivement atteint 70 ex-participants. »
Ce groupe test met-il déjà certains faits en lumière ? Joke : « Les ex-participants ont très largement collaboré à notre enquête. C’est un stimulant important. Au niveau des résultats : 47 des 70 personnes ont trouvé du travail leur après leurs parcours d’intégration chez bon. 34 d’entre elles étaient effectivement en pleine recherche d’emploi. 6% des personnes interrogées étaient aux études avec, en outre, un groupe de 7% en formation linguistique. »
Comment procédez-vous pour enregistrer et traiter les informations collectées ? Joke : « Nous avons commencé par une procédure manuelle en Excel, mais elle s’est révélée longue et fastidieuse. Sur le long terme, elle n’était pas tenable, sans compter les risques d’erreurs dans le traitement des informations. »
« Nous avons alors recherché une solution à la fois plus pratique et plus fiable : une base de données dédiée. Nous y traiterons les informations confidentielles, à usage strictement interne. Autre avantage, elle permettra de générer automatiquement des rapports, qui nous permettront de fournir des données claires et quantifiables. » Collaborez-vous avec d’autres organismes ? Joke : « Dans la mesure où nous nous focalisons sur le travail et la formation, nous sommes entrés en contact avec Actiris, qui possède des informations fiables sur le parcours secondaire de nos participants. Avec leur collaboration, nous mettons actuellement en place un échange d’informations fructueux. »
« Nous avons également pris contact avec le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme, qui a mené une enquête sur la position sociale et économique des personnes régularisées en exécution de la loi du 22 décembre 1999 Cette enquête nous donne une meilleure vue sur notre propre travail. »
Pouvez-vous déjà dégager des conclusions provisoires ? Joke : « Non, c’est encore trop tôt. Conclure à ce niveau serait dangereux et fallacieux. Identifier les facteurs qui déterminent les choix et les trajectoires d’un participant est très complexe. Pour l’instant, nous poursuivons le développement de notre base de données. Nous continuons également à échanger des données avec Actiris. Une fois que tout cela sera au point, nous pourrons présenter nos premiers résultats. »
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Gala (droite) & Ghena (gauche)
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• Story: une réussite à pointer
Dans cette rubrique, nous braquons les projecteurs sur un participant aux formations de bon. Dans ce numéro, c’est le tour de Gala et de Ghena, deux participants de Moldavie. « Dans la toute première semaine, raconte Marina Volodin, chargée du cours, j’ai été abasourdie par leurs questions et leur enthousiasme. »
Octobre 2008. Par une journée ensoleillée quelque part en Moldavie, Gala et Ghena réfléchissent à leur avenir. Une idée surgit. Pourquoi ne pas déménager à l’Ouest ? Gala a déjà la nationalité roumaine. Cela lui donne le droit de s’installer dans n’importe quel pays de l’Union européenne. Se pose alors la question du choix.
Belgique ou l'Espagne Finalement, d’une longue liste, il ne reste plus que la Belgique et l’Espagne. Plusieurs membres de la famille y résident en Espagne. En Belgique, ils n’ont que quelques amis lointains. Le choix paraît simple : la famille d’abord, non ? Mais avant de prendre une décision finale, Gala et Ghena vont à la chasse aux infos… qui les mène sur le site internet de bon. Ils sont convaincus d’emblée. « Voilà les gens qui vont nous aider ! » Leur choix est fait. Le temps de faire leurs valises et c’est le départ pour la Belgique.
Impatience « Je les ai rencontrés pour la première fois lors d’une séance d’information, raconte Marina Volodina, qui enseigne l’orientation sociale chez bon. Elle me regardait avec le sourire tandis que je lisais l’impatience dans ses yeux. Dans la toute première semaine, j’ai été littéralement abasourdie par leurs questions et leur enthousiasme. De la Belgique, ils savaient peu de choses mais voulaient tout apprendre. Leur intérêt était vif. Et à l’époque, j’ignorais tout des circonstances incroyables qui les avaient fait venir en Belgique. »
Avant leur départ, Gala et Ghena ont voulu confirmer leur choix par pile ou face. Ils ont joué trois fois, et trois fois la pièce est tombée du côté Belgique.
Le nombre trois Trois, un nombre magique qui devait croiser leur parcours belge. Au troisième jour de leur séjour en Belgique, ils trouvent un appartement. C’était aussi le troisième qu’ils visitaient. Et le troisième jour, ils poussent la porte de bon. Cerise sur le gâteau, Gala apprend, au troisième mois de son séjour, qu’elle peut retirer sa carte d’identité belge.
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• « Journée MoMo : dans le mille »
Le vendredi 27 mars 2009, bon a organisé la journée MoMo avec le Vlaams Minderhedencentrum (VMC - centre flamand des minorités). Une journée consacrée à la MethOdiek, méthode pour l’orientation sociale. Un succès, de l’avis des participants. « Cela paraît simple, mais il faut le faire ! L’enseignant en orientation sociale doit être un artiste. Il accompagne les adultes dans un processus fait de recherches et de choix. Cela implique bien plus que donner cours. » L’invitation était claire. La journée MoMo allait s’intéresser de plus près à la méthode pédagogique pour l’orientation sociale. 18 ateliers Enseignants, responsables et collaborateurs pédagogiques de tous les bureaux d’accueil de Flandre se sont inscrits en nombre à cette journée. Au total, 18 ateliers ont été organisés, dont la moitié par des partenaires extérieurs. Mais il y avait également le temps d’échanger des expériences et de trouver de nouvelles sources d’inspiration.
La journée a été fort appréciée par les participants. Les neuf ateliers de l’avant-midi ont été préparés par des enseignants de différents bureaux d’accueil. Ils ont permis de discuter en détail de sujets tels que la communication, l’interprétation ou la diversité. Daens en classe Un autre atelier s’est intéressé à Pieter Daens, cherchant à voir en quoi le film pouvait servir d’amorce à différents sujets. Un groupe est parti en excursion au musée BELvue et s’est rendu compte que même les musées historiques pouvaient être rendus accessibles aux nouveaux arrivés dans le pays. En outre, chacun a pu déguster un délicieux thé à la menthe fraîche dans le sympathique salon de dégustation.
Dans l’après-midi, plusieurs de nos partenaires organisaient leurs propres ateliers. C’est ainsi que le Vormingscentrum voor Opvoeding en Kinderopvang (VCOK – centre gantois de formation pour l’éducation et l’accueil de l’enfant) a mis sur pied un atelier sur les primo-arrivants avec enfants. Toemeka, pour sa part, a étudié la relation entre citoyenneté et démocratie, d’une part, politiques fédérale et flamande de l’autre. Pour conclure, Tracé Brussel a donné des explications pointues sur l’orientation professionnelle des personnes peu scolarisées. Une journée inoubliable Un programme chargé, planifié et organisé longtemps à l’avance. « C’est une journée que je n’oublierai pas de si tôt, commente Gerda Bauwens du VMC. Partout, je n’ai eu que des échos positifs, pour le contenu comme pour l’organisation. Les enseignants en orientation sociale ont pu, à leur grande satisfaction, rencontrer des collègues et échanger des idées. Durant les ateliers – et les pauses ¬–, ils ont pu entendre ce qui marchait ou non dans les autres bureaux d’accueil. Et ont pu également voir que partout, on cherchait – par essais et erreurs parfois ¬ – à répondre à certaines questions. » Dans le mille Peter Haesendonck, co-ordinateur orientation sociale chez bon, se dit, lui aussi, satisfait de la journée. « Pour cette journée, on a mis dans le mille, s’exclame-t-il. Nous avons vraiment reçu plein de réactions positives des participants. Et pas seulement pour l’organisation. Sur le plan du contenu également, de nombreux participants ne sont pas repartis bredouilles. Nous avons beaucoup travaillé, mais le résultat est là. » Une participante ajoute : « Oui, c’était très bien organisé et très intéressant. On en redemande. J’ai appris plusieurs choses, que j’ai déjà transmises à mes collègues. » De l’étonnement à l’admiration Gerda Bauwens (VMC) : « La journée a été une source d’inspiration, de renouvellement et d’encouragement. En voyant l’éventail de ce que permet la nouvelle méthode, plusieurs enseignants sont passés de l’étonnement à l’admiration. Ils ont pu constater en tout cas que, face à d’éventuels problèmes, ils n’étaient pas seuls. En plus de l’aspect "matière", la possibilité d’avoir des contacts formels et informels était tout aussi importante. » Conclusion : une journée réussie qui demande déjà une suite. bon remercie tous les collaborateurs et les participants pour leur engagement. Si la journée a été passionnante, c’est à eux que nous le devons. Un commentaire sur cet article ? Envoyez-nous un mail.
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• Le CECLR demande une politique bruxelloise d’accueil des primo-arrivants
Le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme (CECLR) plaide en faveur d’un cadre régional coordonné pour l’accueil des primo-arrivants. Cette revendication figure dans son mémorandum pour les élections régionales 2009. bon y souscrit intégralement.
En matière de politique d’intégration et de cohésion sociale également, le CECLR constate que les autorités compétentes changent leur fusil d’épaule. Aussi le centre est -il demandeur d’une politique interministérielle coordonnée sur les questions d’intégration et de cohésion sociale.
Politique bruxelloise Dans son mémorandum, le centre demande concrètement une politique bruxelloise pour l’accueil des primo-arrivants, une politique organisée et coordonnée, couvrant tout le territoire de la région. En outre, elle doit satisfaire aux exigences de base d’un service public : accessibilité, continuité et égalité de traitement. Cette exigence se fonde sur l’importance numérique et sur l’impact sociologique des nouvelles migrations dans la Région de Bruxelles-Capitale. Complexité Pour le CECLR, l’accueil des primo-arrivants est le miroir de la complexité institutionnelle de la Région. Il y a la politique flamande d’intégration civique, que bon met en œuvre à Bruxelles. Du côté francophone, il existe des initiatives communales qui organisent, sur la base du décret de cohésion sociale, l‘accueil et l’intégration des primo-arrivants. Et au-delà de ces instances, il en est d’autres, qui disposent d’autres sources de financement, et sont elles aussi actives sur le terrain de l’accueil et de l’intégration.
Néfaste Le CECLR juge cette situation néfaste pour le primo-arrivant. Par manque de coordination et d’information, l’accessibilité, la continuité et l’égalité de traitement ne peuvent être garantis. bon est, lui aussi, favorable à une approche régionale. C’est ainsi que nous avons récemment réagi au programme du SP.A pour les élections régionales bruxelloises. Le député SP.A bruxellois Fouad Ahidar y lançait un appel en vue d’une intégration civique obligatoire à Bruxelles.
bon La réaction de bon à cette initiative a été reprise par divers médias. Nous estimons que rendre l’intégration civique obligatoire en région bruxelloise n’est pas réaliste, pas souhaitable et tout sauf prioritaire. En cela, nous suivons le point de vue du CECLR, mais il y a plus. Qualité, égalité d’accès, égalité de traitement, rôle des communes et des CPAS, insistance sur le bilinguisme voire le trilinguisme ne sont que quelques-unes des questions incontournables de tout cadre régional. Vous trouverez le mémorandum complet du CECLR en cliquant ici.
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bon à savoir
• Chiffre: bon célèbre le 1er avril 2009 son 5ème anniversaire.
• Agenda: Le programme détaillé des évenements se trouve sur le site de bon. Vous y trouverez entre autre la date du début des sessions d'orientation sociale. Plus de détails : www.bonvzw.be/agendaFR
• Presse: bon réagit sur la position de Fouad Ahadir, qui veut rendre le parcours d'intégration obligatoire. Différents média bruxellois dont notamment la RTBF ont repris cette position dans leur informations. Le message des médias et les liens vers leurs sites se trouvent dans la page Presse de notre site.
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• Prochains cours en mai
Des cours d'orientation sociale en français, anglais, arabe, turc, tibétain, persan, espagnol. Dates: du 11 mai 2009 jusqu'au 18 juin 2009 (il y a des cours le matin, l'après-midi ou le soir). Où? Les cours ont lieu dans les antennes de Bruxelles, Schaerbeek et Koekelberg. Il reste encore des places.
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